Archive for novembre 2011

CD Mozart « Les oeuvres de son Age d’Or » / New CD Mozart « Works of his Golden Age »/ 新CD、フォルテピアノ独奏による、モーツアルト「黄金時代の作品集」

14 novembre 2011

NEW CD MOZART (SOLO PIANOFORTE) Chez MA Recordings «Les Oeuvre de son Age d’Or (1781-1791) / Works from his Golden Age (1781-1791)» est sorti au Japon, USA et aux Pays-Bas.A paraître en France en Janvier 2012. 天才録音技師タッド・ガーフィンクル氏によるモーツアルト ソロルバム『黄金時代 (1781-1791) の作品集』が12月に日本、アメリカ、オランダで、フランスでは1月に発売となりました 。

このCDはレコード芸術2月号の『特選』に、朝日新聞の『推薦盤』に選ばれました。L’enregistrement vient d’obtenir le Prix de la revue « Records Geuijyutsu » (comme « Diapason d’Or » au Japon) ainsi que « Recommandé » du plus grand quotidien ASAHI-SHINBUN.

ネットマガジンJazz Tokyo 2月26日号に、批評家 丘山万里子氏による素晴らしい記事が掲載されました。モーツアルトCD、ラ・ロッシュギュイヨン城ライブ2010のCD2枚組を推薦いただいています。こちらをクリックしてください。   FIVE by FIVE:JAZZTOKYO

3月31日追加。同CDへの及川公生氏による素晴らしい録音レビューもご覧頂けます。ダッド・ガーフィンクル様おめでとうございます!COLUMN#140 OIKAWA:JAZZTOKYO

Copyright Yoko Kaneko 2011

Droits réservés copyright Yoko Kaneko 2012

Reproduction interdite -Droits réservés
Recording at /enregistré à l’Eglise Réformée de Paris, Juillet 2011

Fortepiano (Pianoforte): Christopher Clarke (Donzy le National en Bourgogne, 2004) after/d’après Anton Walter (Vienne, fin XVIIIème siècle/Vienna, around the end of th 18th cent.)

Technician/Tuneur (accordeur ): Clarisse Fauvel

Liner notes/Texte: René Beaupain, Paris

Cover photos by Marc-Antoine Mouterde   http://www.marcantoinemouterde.fr/

Remerciements/Special thanks to : René Beapain et

Manufacture Prelle  Home – Manufacture Prelle フランス、リヨンにナポレオン時代から続く、高級伝統絹織物のアトリエ 「プレル」の公式サイトからジャケットの表と裏の写真を提供いただきました。(ここをクリックしてください)マルメゾン城、ヴェルサイユ宮殿の壁、椅子、カーテンなどの内装に使われている織物はここで作られています。数年前にマルメゾン城改装資金を集めるためのテャリティーコンサートにフォルテピアノ持参で、チェロ(クラシック仕様)のラファエル・ピドウと共に演奏したのがご縁です。

Artist photos, Package Design, Editing and Mastering:

Notice du CD (Français)

Wolfgang Amadeus Mozart

Œuvres de son « Age d’Or » (1781-1791) pour pianoforte solo par Yoko Kaneko

Le piano du temps de Mozart, appelé pianoforte pour le différencier du piano contemporain, est un instrument fait entièrement de bois. Le piano contemporain, en revanche, est équipé d’un important renfort métallique afin de pouvoir résister à la forte tension des cordes laquelle est devenue nécessaire pour obtenir la puissance sonore qu’exigent les immenses salles de concert d’aujourd’hui. En plus, et c’est encore une différence avec le pianoforte dans lequel les cordes sont parallèles les unes aux autres (leur position naturelle, comme c’est le cas du clavecin ou de la harpe, par exemple), le piano contemporain est équipé de cordes « croisées » : une partie des cordes passe par-dessus les autres. L’objectif de ce dispositif (un peu artificiel) est encore d’augmenter la force du son. Et, toujours pour obtenir davantage de volume sonore, les dimensions du piano à queue de concert se sont accrues avec le temps. Ainsi les pianos à queue de concert contemporains dépassent largement en longueur les pianofortes. Du temps de Mozart, ceux-ci mesurent environ 2m20 tandis les modèles de concert contemporains excèdent les 2m70, dépassant pour certains d’entre eux les trois mètres ! Evoquons encore une autre différence notable entre ces deux sortes de pianos : le toucher. Léger et sensible pour le pianoforte donnant une sonorité précise, claire et brillante, doté d’une grande variété de timbre qui permet de concevoir un jeu expressif personnel ; plus lourd et fiable pour le piano contemporain ayant comme résultat un son rond et très légèrement couvert (à cause du croisement des cordes), mais puissant et triomphant, d’une grande égalité de timbre, d’une beauté sonore immédiate, toutefois quelque peu statique rendant le jeu plus impersonnel, plus global.

Ainsi, jouer l’œuvre pour clavier de Mozart sur un piano contemporain (pour lequel cette musique n’a pas été écrite, rappelons-le) implique nécessairement d’accepter certains écarts par rapport aux intentions du compositeur vue la grande différence entre ces deux types d’instruments. Un retour aux instruments d’époque pose cependant des problèmes majeurs.

Tout d’abord, ils sont devenus extrêmement rares, souvent mal ou pas du tout entretenus. Ces instruments d’époque ont été construits il y a plus de deux cents ans et ils ne se sont pas bonifiés en vieillissant (contrairement aux certains grands violons) : le plus souvent leur son s’est dégradé. Ceci a donné au pianoforte la réputation d’être de vieilles casseroles et une réaction de rejet s’en est suivie.

Ensuite, habitué à la sonorité du piano contemporain, l’auditeur moderne, en écoutant les exemplaires qui ont échappés à la déchéance complète, doit s’habituer à celle du pianoforte, et il a parfois du mal à l’accepter, même après de restaurations minutieuses. Une grande partie de leurs qualités peuvent alors réapparaître sans que l’on soit vraiment sûr d’avoir retrouvé entièrement leur sonorité d’origine. Mais on pouvait se faire une idée comment des compositions faites pour eux devraient sonner, ce qui fut une révélation pour de nombreux mélomanes.

Une nouvelle évolution a été la construction de copies contemporaines des pianofortes anciens. Conçus avec soin, dans le respect des procédés ancestraux et en se rapprochant autant que possible des matériaux qui ont été utilisés dans le passé, ces instruments sont devenus des éléments précieux pour rendre à la musique pour piano de l’époque de Mozart une large part de sa saveur d’origine.

Le pianoforte utilisé ici est une copie faite en 2004 par Christopher Clarke d’après un instrument fabriqué par Anton Walter vers 1795. Les pianofortes de ce facteur viennois furent très appréciés de Mozart et il en avait acquis un en 1782 qu’il chérissait particulièrement. Les instruments viennois étaient connus pour leur toucher très léger et sensible grâce à un mécanisme spécifique développé dans les pays germaniques, appelé la « mécanique viennoise ». Notons qu’ailleurs en Europe, en France et en Grande Bretagne, notamment, un autre système était en vigueur, appelé la « mécanique anglaise », un peu plus lourd et moins sensible mais donnant davantage de puissance sonore.

Constitué entièrement de bois, sans renforts métalliques, le présent pianoforte a une longueur de 2m20 et une étendue de 5 octaves plus une note (61 notes, les pianos contemporains ont généralement 88 notes). L’instrument est équipé de minces cordes qui sont doublées dans toute étendue de l’instrument pour augmenter sa puissance sonore (le piano moderne possède une seule grosse corde par note dans les graves, deux cordes plus minces pour le médium et elles sont triplées dans l’aigu). Muni de (deux) genouillères au lieu de pédales comme dans le piano contemporain, dont l’une soulève les étouffoirs pour prolonger le son (comme la pédale forte) ; l’autre, appelé « jeu céleste », en modifie le timbre, adoucit le son mais d’une façon différente de la pédale douce du piano moderne. Le son « céleste » est obtenu par l’interposition d’une mince feuille de cuir entre le marteau et la corde et on peut l’entendre au cours de ce récital.

Les œuvres de Mozart présentées ici datent de ce que l’on a qualifiée son « Epoque d’Or » (1781-1791), l’époque de sa maturité, de ses grandes compositions.

Le Rondo en La mineur (KV 511), composé en 1787, est tout rempli de mélancolie, d’une tristesse profonde, d’une désolation infinie.

La Sonate en Fa majeur (KV 533, KV 494), composée en 1788, est constituée à l’origine de deux mouvements seulement (au lieu des trois traditionnels) et Mozart l’a complétée en y ajoutant un Rondo (le KV 494) achevé deux ans plus tôt, en 1786, en le modifiant légèrement. L’Allegro déborde d’une joie sautillante, optimiste, après laquelle l’Andante exprime un repos tranquille, quelque peu pensif. Le dernier mouvement, un Allegretto, semble faire la synthèse entre les deux premiers mouvements (malgré le fait qu’il soit une composition indépendante), dans lequel on peut percevoir à la fois bonne humeur et une gentillesse bon enfant.

Avec la Fantaisie en Ut mineur (KV 475), datée de 1785, on passe d’un Adagio cérémonieux mais très chantant à un Allegro brillant. Puis va suivre un Andantino paisible et un Piu allegro virtuose. L’ensemble se terminant d’un retour à l’Adagio (Tempo primo) solennel pour finir avec un trait final rapide et sonore. Cette Fantaisie qui a été éditée conjointement à la Sonate en Ut mineur qui suit ici et peut en faire office de prélude.

La Sonate en Ut mineur (KV 457) de 1784 a été qualifiée étant l’une des sonates la plus accomplie que Mozart a écrites. Elle débute avec un Molto allegro présentant le même motif avec lequel la Fantaisie commence et ce motif revient constamment au cours de la progression du premier mouvement d’une façon énergique et décidée. Le deuxième mouvement (Adagio) est rempli d’une douceur rêveuse qu’accentue le « jeu céleste ». Le dernier mouvement, un Allegro assai, retrouve l’énergie du premier avec des accents plus dramatiques qui culminent dans l’accord final dédoublé.

L’Adagio en Ut majeur (KV 356/617a) écrit pour harmonica de verre est une pièce courte et très douce. Ses harmonies aériennes, ses sonorités délicates peuvent être restituées fort bien par le pianoforte en y appliquant un toucher extrêmement fin et léger. Composé en 1791 par Mozart spécialement pour Marianne Kirchgässner, musicienne aveugle, virtuose à succès de cet instrument et qui faisait cette année-là une tournée de concert à Vienne.

La Sonate en Ut majeur (KV 545) qui date de 1788, « Sonate pour débutants » ou encore « Sonate facile », cette œuvre gracieuse comporte bien des écueils pianistiques. L’Allegro élégant, qui demande une dextérité éprouvée, est suivi d’un Andante suave dont le chant coule de source avec le « jeu céleste » et l’œuvre se termine par un Rondo techniquement corsé.

Sous les doigts de Yoko Kaneko, la sonorité brillante et scintillante de l’instrument apparaît avec éclat ce qui n’empêche pas de faire ressortir la poésie et la douceur, ni la mélancolie et la profondeur contenues dans les œuvres présentées ici, œuvres reproduites en se rapprochant, sans doute, de la manière sonore de l’époque de Mozart.

©René Beaupain.  Octobre, 2011

Liner notes in English:

The piano of Mozart’s time, called the “fortepiano” to differentiate it from the contemporary piano, is an instrument made entirely of wood. The modern piano however, has a large metal frame (normally of cast iron, sometimes called the “plate” or “harp”) that can withstand the higher tension of the strings which became necessary in order to produce the powerful sound required in today’s large concert halls. In addition, unlike almost all modern pianos, the strings on the “fortepiano” are all parallel to each other (as is also the case on the harpsichord and the harp). The modern piano has some sections of strings that « cross » over each other. The purpose of this is to increase projection and sound dynamics. In order to achieve an ever more voluminous sound, the dimensions of the modern day concert grand piano have increased over time. Therefore, contemporary concert grand pianos now far exceed the length of Mozart’s fortepiano. In Mozart’s time, the fortepiano was about 2 meters 20cm, while contemporary full concert grand pianos normally exceed 2m70, with some actually exceeding three meters! There are further significant differences between these two kinds of pianos: First of all, the touch of the fortepiano is lightweight and sensitive, giving us a sound which is precise, clear and bright, with a wide variety of timbres that enhance the performer’s personal expression. The modern piano is heavier, more even and reliable, resulting in a slightly rounder sound, (due to the crossing of the strings), but at the same time, powerful and triumphant, with a greater equality of timbre. The sound is immediately “beautiful”, but somehow static and impersonal, more global.

Thus, playing Mozart’s keyboard works on a modern piano (for which this music was not written, remember) necessarily involves accepting some deviations from the composer’s intentions because of the great differences between these two types of instruments. A return to period instruments, however, poses major problems.

First, they have become extremely rare, often poorly or not at all maintained. These period instruments were built more than two hundred years ago and actually have not improved with age (unlike some great violins); usually their sound has deteriorated. The fortepiano therefore, developed the negative reputation as sounding like a “bunch of old pots”

The contemporary listener, who has grown accustomed to the sound of the modern piano, has numerous opportunities to hear those few period instruments that have escaped total decline. He or she must therefore get used to the sound of the fortepiano, although this is sometimes hard to accept, regardless of meticulous restoration. Although many of the original sonic qualities have been realized, we can never be 100% certain that their sonic signatures have been completely restored. One can however get an idea of how compositions should sound, in itself, a revelation to many music lovers.

A relatively new development has been the construction of contemporary copies of original fortepiano instruments. Carefully designed, in accordance with the methods of the times, utilizing as much as possible the same materials that were originally used, these instruments have become invaluable for the performance of not only Mozart’s piano music but the original flavor of much of the piano music of that same period.

The fortepiano used here is a copy constructed in 2004 by Christopher Clarke after an instrument made in Vienna by Anton Walter circa. 1795. The Viennese fortepianos of this Viennese builder were highly appreciated by Mozart and the one he acquired in 1782 he especially loved. Viennese instruments were known for their lightweight and sensitive to touch because of a specific mechanism developed in the Germanic countries called the « Viennese Mechanism. » Elsewhere in Europe, France and Britain in particular, another system called the « English action » was commonly used. While it was less sensitive, it was a little heavier, enabling a more powerful sound.

Consisting entirely of wood, without metal reinforcements, this piano has a length of 2m20 and a range of five octaves and one note (61 notes); the contemporary piano generally has 88 notes. The instrument is equipped with thin strings that are doubled throughout in order to increase loudness (the modern piano has one big string per note in the bass, two thinner strings for the mid-register and triple strings in the treble). While the modern piano has foot operated pedals, the fortepiano is equipped with two knee operated pedals (operated with knee movement). One of them raises the dampers, prolonging the sound (similar in function to the sustain pedal), and the other called « Play Heavenly », changes the tone and softens the sound, but in a way different from the modern piano’s soft pedal. The « heavenly » effect is obtained by placing a thin sheet of leather between the hammer and the string; this can be heard on a few select movements on this recording.

The works of Mozart presented here are from what has been called his « Golden Era » (1781-1791), the time of his maturity and his greatest compositions.

The Rondo in A minor (KV 511), composed in 1787, is filled with melancholy, sadness, and an infinite desolation.

Sonata in F major (KV 533, KV 494), composed in 1788, originally consisted of only two movements (instead of the traditional three) but Mozart “completed” it by adding a slightly modified Rondo (KV 494), completed two years earlier in 1786. The Allegro, overflowing with joy, is bouncy and upbeat, after which the Andante expresses a somewhat pensive, quiet rest. The last movement, an Allegretto, seems to summarize the first two movements (despite the fact that it is an independent composition), in which one can perceive both cheerful and good-natured friendliness.

The Fantasy in C minor (KV 475), dated 1785, starts with a rather ceremonial Adagio which then moves to a brilliantly singing Allegro. This is followed with a peaceful Andantino and virtuosic Piu allegro. Ultimately returning to the Adagio (Tempo primo), the piece ends solemnly but not before the rapid and sonorous finale. This Fantasy was originally published with the Sonata in C minor that follows on this recording and therefore often serves as its prelude.

Sonata in C minor (KV 457), composed in 1784, has been described as being one of the most complete sonatas that Mozart wrote. It begins with a Molto allegro, with the same motive with which the fore-mentioned Fantasy is known for; the same motif constantly recurring and progressing with determined energy thruout the movement. The second movement (Adagio) is filled with a dreamy sweetness accentuated with the « Play Heavenly » soft pedal. The last movement, Allegro assai, revisits the high energy of the first movement with dramatic accents culminating in the finale.

The Adagio in C major (KV 356/617a), written for glass harmonica, is a very sweet, short piece. Its “airy” harmonies and delicate sounds can be well rendered on the fortepiano by applying a very thin and light touch. The piece was specifically composed by Mozart in 1791 for Marianne Kirchgässner, a blind musician who became well known as a fortepiano virtuoso. That same year, she put on a series of concerts in Vienna.

The final work on this recording, the Sonata in C major (KV 545), composed in 1788, is known to some as the « Sonata for Debutants » (or « Easy Sonata, »). That said, the piece contains numerous performance pitfalls. The opening elegant Allegro, which requires proven dexterity, is followed by an Andante with its sweet, singing melody, the sound of which is enhanced with the use of the « Play Heavenly » soft pedal. The work ends with a technically sophisticated Rondo.

Yoko Kaneko brings the bright and sparkling sound of the the fortepiano to life, revealing poetry and sweetness, melancholy and depth. Her performance of the works presented here, no doubt brings us closer to the true sound and therefore intention of the music of Mozart’s time.

© René Beaupain. October, 2011

(CD 解説の日本語版)

ウオルフガング・アマデウス・モーツアルト

金子陽子のフォルテピアノ独奏による、「黄金時代」(1781−1791)の作品集

 モーツァルトの時代のピアノは、現代のピアノと区別するためにピアノフォルテと呼ばれるが、それはすべて木で作られている。それに対して現代のピアノには、金属の強化材が 相当量 使用され、弦が強い張力に耐えて、今日の大ホールに必要な音量を出せるようになっている。また、フォルテピアノでは、それぞれの弦がお互いに平行に、チェンバロやハープのように自然なポジションに貼られているが、現代のピアノでは「交差弦」という一部の弦が他の弦の上に交差する方式を取っており、ピアノフォルテとは相違している。 この少々不自然な配置の目的もまた、音量を増大させることにあった。そして更に音のボリュームを得るために、コンサート用ピアノの大きさも時代と共に増大したのである。そのようにして、コンサートグランドピアノの長さはフォルテピアノを遥かに追い越した。モーツアルトの時代、ピアノフォルテの長さは2、2メートルであったのに対し、現代のコンサートグランドは2、7メートルとなり、中には3メートルを超えるものまで出た! さらに、これら2種のピアノの顕著な違いに触れよう。それは「タッチ」である。軽く繊細なタッチのフォルテピアノが、正確、明快で輝かしい音をだし、ごく多彩な音色に恵まれていることから、奏者の個性を反映した表情豊かな演奏を構想することができるのに対し、より重く耐久力のあるタッチの現代のピアノは、まるみがあり、交差弦のせいでややこもってはいるが強靭で勝ち誇った音を出すと言える。また、均一な音色と、即座に得られるが少々静的な、美しい音の響きを、現代のピアノは持つが、演奏は、個性を欠き、全体的になる。

 したがって、モーツアルトの鍵盤楽器の作品をモダンピアノで演奏する際には(それらの作品がモダンピアノの為に書かれたのではない、という事実を思い起こさなければならない)、2種類の楽器に大きな違いがある以上、作曲家の意図とも隔たりができることを受け入れなければならない。オリジナル楽器への回帰ということもしかしながら、大きな問題を抱えている。  

 第一に、オリジナル楽器は大変稀なものとなり、調整の状態がしばしば良くないか調整されていない状態である。これらのオリジナル楽器は今から200年以上前に造られ、ヴァイオリンの名器の数々にみられるような年月を経ての成熟は見られない。多くの場合、音色が劣化してしまっている。そういった訳で、フォルテピアノは「ポンコツピアノ」だという評判が生まれてしまい、楽器に対する拒否反応がそれに続いた。

 その後、モダンピアノの音に慣れた現代の音楽愛好者は、完全な失墜を逃れた何台かのピアノフォルテを聴かされて、その音に慣れなくてはならなくなる。綿密に修復されたものであっても時には受容しがたいのである。オリジナル楽器はていねいに修復されれば、 当時の音質のほとんどを再現しうるが、その場合でも、もとの音色が取り戻せたという確信を完全に持ってもらえないことが往々にしてある。しかし、古い楽器のために書かれた作品を演奏するにあたり、どのように音を響かせるべきかについて各自は考えをめぐらせることができたので、それ自体は多くの音楽愛好家にとってひとつの天啓となった。

 新しい発展となったのは、オリジナル楽器のレプリカを作製するということであった。レプリカは、代々伝わる方法を尊重しつつ入念に構想されて、素材もオリジナルにできるだけ近いものが使用されたため、モーツアルト時代のピアノ作品に、当時の味わいを戻すための貴重な手段となったのである。

 今回使用されたフォルテピアノは、1795年にアントン・ワルターが造った楽器を、クリストファー・クラークが2004年に複製したものである。ウイーンのアントン・ワルターが制作したピアノフォルテは、モーツアルトも大変気に入り、1782年に一台を購入して、愛用していた。ウイーンの楽器はその軽く繊細なタッチで知られていたが、それはドイツ文化圏で発達した特有のメカニックのおかげによっている。「ウインナ・アクション」と呼ばれるものである。ヨーロッパの他の国、特にフランスとイギリスでは、「イングリッシュ・アクション」と呼ばれるより重く、繊細さに劣るが一層強靭な音を出す機械が使われていたことに、留意しておこう。

 今回の演奏に使用されたピアノフォルテは、総て木で作られ金属の補強はない。全長は2、2メートル、音域は5オクターヴと1音(モダンピアノの88鍵盤に対して66鍵盤)である。また、音量を増すために、すべての音域で細い弦が1鍵盤につき2重に(使われている)張られている。(モダンピアノにおいては低音域では1本の弦のみ、中音域では2重、高音域では3重に弦が張られている。)ペダルはモダンピアノと異なり、膝ペダルが2つ備わている。そのひとつはダンパー(消音のためのフェルト)を押し上げて音を長く響かせる(強音ペダルのように)。もうひとつは「ヴォワ・セレスト」と言われるオルガンに由来するペダルで、音色を変化させ、モダンピアノのソフトペダルは違った方法で柔和にする機能を持つ。「ヴォワ・セレスト」の音は、ごく薄い動物の皮をハンマーと弦との間に挟ませることによって得られ、今回のCDのリサイタルの中において聴くことができる。

 ここに収められたモーツアルトの作品は、「黄金時代」(1781年から1791年)と呼ばれる彼の円熟期で、数多くの傑作が生み出された時期に書かれている。

 ロンド、イ短調(KV511)は1787年の作曲で、メランコリーに、また深い悲しみと果てしない悲嘆に、満ちている。

 ヘ長調ソナタ(KV533、KV494)は1788年の作曲で、当初は(伝統的な3楽章形式でなく)2楽章のみであったが、それにモーツアルトは、2年前の1786年に書いたヘ長調のロンド(KV494)に変更をわずかばかり加えて、挿入した。第1楽章のアレグロは、 飛び跳ねるような楽観的な歓び に溢れ、その後に続く第2楽章アンダンテは、静かでもの想いにふけるような休息を表している。 最終楽章のアレグレットは(この曲がそもそも独立した曲であったにもかかわらず)始めの2楽章のまとめをしているかのようで、機嫌の良さ、あどけない子供の優しさが感じられる。

 幻想曲ハ短調(KV475)は1785年の作品で、もったいぶってはいるが、歌うような調子のアダージオから、輝かしいアレグロに到達する。そして穏やかなアンダンティーノと技巧豊かなピウ・アレグロが続く。全体は、荘厳なアダージオ(第1テンポ)に回帰して、最後のパッセージをすばやく響き渡らせて、終わる。この幻想曲はハ短調ソナタと並行して出版されており、ここではその前奏曲のような役目を果たしているといえる。 

 1784年に書かれたハ短調ソナタ(KV457)は、モーツアルトが書いたうちで最も完成されたソナタのひとつと評価されている。幻想曲と同じモチーフを使ってモルト・アレグロが始まり、第1楽章を通じてこのモチーフはエネルギッシュに断固とした方法で何度も再来する。第2楽章(アダージオ)においては、膝ペダル「ヴォワ・セレスト」の使用が、夢見るような溢れる優しさをより際立たせている。最終楽章、アレグロ・アサイは、第1楽章のエネルギーを再び見いだす。それはよりドラマチックな力強さを伴って現れ、最終和音に達して、二つに分裂して終わる。

 ハ長調アダージオ(KV356/617a)は、グラスハーモニカの為に書かれた、非常に 柔和で短い作品である。 その大気のよう透明なハーモニー、デリケートな音色は、非常に繊細で軽いタッチを使用することによって、フォルテピアノでもかなりうまく再現することができる。この曲は1791年にモーツァルトによって特に、盲目の音楽家マリアンヌ・キルシュゲスネルのために作曲された。彼女はこの楽器のヴィルトウオーゾとして成功を収めており、この年にウイーンでコンサートツアーを行っていた。 

 ハ長調ソナタ(KV545)は1788年の作品で、「初心者のためのソナタ」または「簡単なソナタ」と題されている。この優雅な作品にはピアノ演奏上の「危険」が多く含まれる。 優雅なアレグロは、確かな指先の器用さを必要とする。それに続くもの柔らかなアンダンテでは、「ヴォワ・セレスト」の使用によって、歌が泉から湧れ出てくるようであり、技術的に厄介なロンドによって、作品は終結する。 

 金子陽子の演奏により、この楽器の輝き煌めく音色は鮮やかに表れ、詩情と優しさ、憂鬱と演奏された作品が持つ奥深ささえもが、浮き立って表現されており、モーツアルトの生きた時代の音の流儀に間違いなく近づいた作品の再現であるといえるだろう。

©ルネ・ボーパン, 2011年10月(日本語訳、金子陽子

Todd Garfinkle 日本でも知られている天才録音技師、タッド・ガーフィンクル氏です。

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